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flecheGreen  Accompagner une personne


 

Accompagner un autre, c'est avant tout l'écoute. C'est aussi se mettre à son service, devenir serviteur comme le Christ.

Plusieurs types d'accompagnement existe: accompagner des jeunes ou des adultes vers des sacrements (baptême, mariage...) ...mais aussi accompagner son prochain confrontés à des difficultés (maladie, funérailles...).

L'accompagnement nécessite donner de son temps car c'est aussi s'inscrire dans la durée. L'accompagnement aux familles en deuil ne s'arrête pas le jour de l'enterrement.  

Comment accompagner ?

 Il existe plusieurs types d'accompagnement:

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Jalons pour accompagner une personne qui souffre

Marcher avec...

Accompagner, c’est : marcher avec... sur un itinéraire qui n’est pas le sien, en se rappelant toujours qu’on est de l’autre côté de la barrière ! Il y a là une sorte de compagnonnage. Servir l’autre sans tout savoir, sans tout pouvoir, sans tout conduire. Et, de fait, l’accompagnement implique une véritable dépossession. Accompagner, c’est s’inscrire dans la vie de l’autre en écoutant, en regardant cette vie en face et en reliant l’autre à d’autres : famille, proches, aumônerie, corps médical, équipe soignante. « Plus il y aura de technique, plus il y aura besoin d’accompagnement » disait le Professeur Milliez.

Marcher avec... nécessite de respecter le temps et les étapes personnelles, psychologiques et spirituelles du cheminement. La psychologue Elisabeth Kubler Ross en nomme cinq : la dénégation, la colère, le marchandage, la dépression puis l’acceptation. Xavier Thévenot désigne, lui, trois moments sur ce chemin : « Au départ, une véritable souffrance est toujours trop forte ! Aussi, faut-il distinguer des temps. J’en définis trois pour ma part. Un temps de la sidération, où l’on est comme paralysé par le choc, certains disent le viol, du malheur qui nous atteint. Puis le temps du deuil, ? où l’on apprends à se dégager de ses rêves à travers la révolte, la dépression, la régression. Un troisième temps, enfin, qui est celui du travail de Pâques. On retrouve ici la structure du triduum pascal. Le Vendredi saint où l’on est accablé par l’excès que représente le mal ; le temps du Samedi saint qui est le temps du silence où l’on réaménage son histoire, sa propre mémoire, ses espérances ; le temps de Pâques qui est un temps d’espérance, mais une espérance qui ne se confond pas avec le repos complet : c’est encore un travail, une mise en route... ».

Extrait: Père Benoît BERTRAND dans la revue "Lien Hospitalier" N° 337